Une nouvelle Conseillère Fédérale!

13 décembre 2007 at 4:55 (Politique, Suisse)

L’heure est à la fête pour les partisans suisses du retour à un gouvernement collégial comme on ne l’a plus vu depuis quatre ans! Blocher évincé et une nouvelle conseillère fédérale, UDC certes, mais prête à appliquer les principes de base de la démocratie: qui pouvait rêver une meilleure issue à ces élections de Conseil Fédéral?

L’avenir de l’UDC demeure flou, mais il est certain que le parti va traverser une période de crise après avoir refusé une collaboration entre son groupe parlementaire et ses deux élus au Conseil Fédéral. Pourrait-on entrevoir la possibilité d’une scission entre un camp de l’UDC conservateur plus modéré et un nouveau parti qui regrouperait l’UDC blochérienne (je propose un nom: le parti fasciste suisse)? L’avenir nous le dira, pour l’instant, l’heure est aux discussions: on parle déjà de claquages de portes qui auraient eu lieu suite à la décision de renier les nouveaux conseillers.

Revenons encore brièvement sur l’intervention de M. Blocher qui s’est exprimé à propos de son évinction d’une manière totalement pathétique. Tout d’abord, le martyre: « Vous ne m’avez même pas dit pourquoi! » (snif), puis ensuite: les menaces qui d’ailleurs semblent être dans toutes les bouches des parlementaire UDC aujourd’hui. Mais si Blocher a été pathos, la palme revient quand même à notre ami Freysinger qui, décidement, ne vaut pas un clou! En tout cas, les 71% de la population suisse qui n’ont pas voté UDC sont d’ores et déjà transit de peur par le nouveau rôle d’opposition de l’UDC, opposition à un gouvernement de centre gauche selon leurs dires (avec 2 UDC et 2 PRD, on se demande où ils voyent la majorité centre-gauche)…

Bref, l’apothéose de cette élection reste quand même le fait que notre Conseil Fédéral devient enfin égalitaire avec 4 Conseillers, 3 Conseillères et une Chancellière, ce qui est un grand moment pour l’égalité des sexes dans notre pays!

Je pourrais parler des heures de ces deux jours historiques, malheureusement, le devoir m’appelle une dernière fois. Je finis mon semestre ces prochains jours et après, promis, je reprends la rédaction de mon blog! Fêtez le nouveau visage de la Suisse dignement et surtout…Adieu Blocher et bon débarras!

PS: Ce qu’il y a de bien avec l’UDC, c’est que l’on n’a pas besoin d’avoir peur de faire des discours simplistes à leur propos, vu que de toutes manières, il serait difficile de les égaler dans ce domaine!

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Demain à la une: un monde anglophone (et morne)

19 septembre 2007 at 10:38 (Coup de gueule, Culture, Suisse, Uni)

Il y a beaucoup de choses dans notre monde qui mériteraient une révolution, mais il y en a une qui me tient particulièrement à coeur: lutter contre l’anglophonisation du monde! Vous pouvez trouver étrange que ce soit quelqu’un qui étudie justement aux Etats-Unis qui dise ça, c’est pourtant tout à fait pertinent…

Une langue reflète une culture, elle véhicule toute sorte d’idéaux, elle permet de s’identifier et une fois maîtrisée, une langue est quelque chose d’extraordinaire à manier. Seulement, une langue est difficile à apprendre…pas pour se débrouiller dans un supermarché, je dis, à apprendre jusqu’à pouvoir discerner toutes les nuances d’un discours. Peut-être suis-je particulièrement faible dans ce domaine, oui, ce n’est pas mon fort, mais qui peut prétendre maîtriser une langue sans l’avoir côtoyé de près pendant des années voire des décennies? (Appel à témoin)

Ce qui m’amène à écrire ce soir plutôt que d’étudier sagement comme il se devrait, c’est un, non, deux articles dans Le Temps (du 20 septembre, c’est à dire demain pour moi) qui m’ont fait sauter en l’air : « Les cours en anglais gagnent du terrain dans les unis suisses » (titre principal) et « Des milliers de langues en voie d’extinction ». Dieu merci, les journalistes de notre illustre journal romand ne sont pas complètement à côté de la plaque et ont remarqué un vague lien entre les deux sujets!

Oui, le monde est plus simple en Suisse (romande) depuis que les dialectes se sont éteints et l’on peut se rendre à Lausanne sans être totalement dépaysé (c’est peut-être dommage cela dit). Mais devons-nous vraiment pousser la simplicité jusqu’à prôner l’usage d’une langue unique sur toute notre planète? Les diversités langagières n’ont-elles pas également du charme? Pour ma part, je les trouve fondamentales et je suis absolument atterrée de savoir que d’ici 2100, la moitié des 7000 langues mondiales aura disparu. Mais ce qui me désole le plus, c’est qu’un des facteurs de cet appauvrissement est cette espèce d’obsession de vouloir imposer l’anglais comme langue universelle, spécialement dans les milieux académiques.

Autrefois, nous avions des traducteurs, généralement fort compétents, qui permettaient aux différents peuples du monde d’avoir accès aux plus grands chef-d’oeuvres artistiques ou scientifiques indépendamment de la langue dans laquelle ils avaient été produits. Oui, une perte de qualité lors de la traduction peut être relevée, mais que pèse-t-elle en comparaison de la qualité d’un article rédigé dans un anglais de cuisine?

Aujourd’hui, les scientifiques, puis les économistes et bientôt les théologiens estiment qu’un anglais de cuisine est bien plus approprié et ils ont décidé d’imposer cette langue dans les universités. La Conférence des recteurs suisses prévoit uniquement une généralisation de l’anglais au niveau des masters, mais bien sûr, les bachelors risquent d’être à terme gagnés par cette mode. Comment se fait-il que personne ne réagisse? C’est à l’uni que j’ai le mieux appris à me servir de ma langue natale, le français, et c’est peut-être grâce à l’uni que je peux aujourd’hui tenir ce blog et y exposer des propos plus ou moins pertinents (du moins j’espère). Pourtant, je n’étudiais pas le français, mais les sciences de l’environnement, domaine touché par l’hémorragie anglophone vu son appartenance aux sciences, mais heureusement pas au niveau du bachelor…

Puis j’ai décidé de partir aux Etats-Unis, pour apprendre l’anglais, certes, mais surtout pour y découvrir une nouvelle culture, une nouvelle façon de voir les choses. Et que se passe-t-il depuis mon arrivée sur cette terre inconnue? Je suis sans cesse frustrée de ne pas pouvoir m’exprimer avec la même aisance qu’en français. Je ne peux pas transmettre mes idées de manière précise, je ne peux pas réagir totalement spontanément et je ne réussis pas à relever toute la dimension de ce que les gens me disent. Dès lors, comment voulez-vous que des étudiants qui ne côtoient l’anglais qu’à travers des professeurs généralement non anglophones ou à travers des textes sans vie (et souvent rédigés par des non anglophones) puissent briller de la même manière que s’ils avaient la possibilité de s’exprimer dans leur langue? Pourquoi demande-t-on aux étudiants d’aujourd’hui d’apprendre un deuxième métier en plus de celui qu’ils ont choisi, le métier de traducteur?

J’ai connu suffisamment d’étudiants en science pour savoir qu’avant chaque présentation qu’ils devaient faire en anglais, leur principale préoccupation était la maîtrise de la langue et pas vraiment le contenu de ce qu’ils allaient dire. Ne pensez-vous pas que cela influence la qualité des résultats finaux? Et dans quel but? La présentation de propos scientifiques, oui, mais débités dans une langue que Shakespeare ne comprendrait certainement même pas! A force, ils s’y font, mais ils n’auront pas eu la possibilité de vraiment apprendre la langue riche et complexe qu’est l’anglais ni non plus de développer des dons dans leur propre langue.

Mais pourquoi au juste la Suisse tient-elle tant à imposer l’anglais dans ses universités? La réponse est simple: prestige et attractivité pour les étrangers. Effectivement, les grandes revues scientifiques sont bientôt uniquement anglophones (les scientifiques n’ont pas résisté longtemps) et le quota d’article paru dans ces dernières est un élément clé pour grimper dans les classements universitaires. De plus, les Suissesses et les Suisses sont de plus en plus nombreux à profiter des avantages de Bologne et à s’expatrier pour la deuxième partie de leur parcours académique (comme moi). Il faut donc attirer des étudiants internationaux pour combler ce vide. Mais bien sûr, pas question de vouloir imposer le français (ou l’allemand et l’italien), il faut offrir des cours en anglais pour être attractif! Et là, je rêve! Pourquoi n’offrons-nous pas la possibilité aux étudiants étrangers de vivre ce que je vis moi ici? Une immersion totale dans une culture qui passe, entre autre, par l’apprentissage de la langue…

Fort heureusement, «L’échange va dans les deux sens. Les étrangers apprennent, au moins un peu, le français» souligne le vice-recteur de l’Université de Neuchâtel (Daniel Schulthess). Tout le monde est rassuré…

L’anglais est une langue intéressante à apprendre. Mais comme toute langue étrangère, elle ne permet pas de restituer les choses de la même manière qu’en français, et cela même lorsqu’on la maîtrise parfaitement. C’est pourquoi une langue est indissociable d’une culture et que son apprentissage est une expérience si enrichissante lors qu’il dépasse la traduction à la façon « dictionnaire ». Malheureusement, l’apprentissage de l’anglais que l’on essaie d’imposer dans les universités suisses est un processus fort différent. De plus, il menace la possibilité des étudiants de s’épanouir dans la langue locale, le français dans notre cas.

Pour finir sur une touche provocatrice, on critique souvent la tendance impérialiste de l’Amérique du Nord, véhiculée entre autre par l’anglais. Dès lors, prouvons-lui que l’Europe et le reste du monde sont forts et qu’ils n’ont pas besoin de l’anglais pour briller, prouvons-lui que différence signifie force et qu’un monde uniformisé est monotone et peu intéressant! Les Américains ont déjà tellement de peine à imaginer qu’ils ne sont pas seuls au monde, ce n’est pas les aider à s’ouvrir que d’adopter aveuglément leur langue…

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Riederfurka et la Cabane des Dix: petit retour en arrière

18 septembre 2007 at 7:01 (Suisse, Voyage)

Avant de venir aux Etats-Unis et encore avant de partir à Berlin, j’ai passé deux week-end dans les Alpes à la fin du mois de juillet et j’ai pensé que quelques photos feraient bien sur mon blog (oeuvres communes de Fabien et moi, mais surtout de Fabien!)

Riederfurka : 3 jours passés dans la magnifique Villa Cassel avec comme paysage quotidien le non moins magnifique Glacier d’Aletsch!

La Villa Cassel
La Villa Cassel
Construite en 1900 par Sir Ernest Cassel, un anglais amoureux des Alpes. C’est maintenant un centre de Pronatura depuis plus de trente ans.
 
Le glacier d’Aletsch
Le Glacier d’Aletsch
Le plus grand de Suisse avec ses 23.6 km de long. Il fait partie du site Jungfrau-Aletsch-Bietschhorn inscrit depuis 2001 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO (il a subi une extension en 2007).
 
Lac près de Bettmeralp
Près de Schönbiel
J’ai cherché le nom du lac, mais impossible de retrouver! Tout près, la Furri Hütte à ne surtout pas manquer…un mythe total!
 
Le Bettmersee
Le Bettmersee
Celui-là, je sais son nom! La grande attraction de Bettmeralp.

Cabane des Dix, Col des Ignes et Cabane des Aiguilles Rouges: Trois jours de marche, un itinéraire incroyable!

Le Lac des Dix
Le Lac des Dix
Le lac d’accumulation se trouvant derrière le plus grand barrage de Suisse, La Grande-Dixence, qui est aussi le plus grand barrage poids du monde.
 
Le Mont Blanc de Cheilon
Le Mont Blanc de Cheilon 
C’est une partie du panaroma grandiose que l’on a depuis la Cabane des Dix.
 
Le Col des Ignes
Le Col des Ignes
Vous devinez où il est?
Le Col
Certainement le truc le plus raide que j’aies grimpé de toute ma vie (il ne faut pas regarder en arrière).
 
Le Lac Bleu
Le Lac Bleu
Original comme nom! Entre la Cabane des Aiguilles Rouges et la Gouille (près d’Arolla).

Aaaah, nostalgie!

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Le plus large réseau ferré au monde…

14 septembre 2007 at 7:35 (Etats-Unis, Rien à voir, Suisse)

« Ce sont les USA qui disposent du plus large réseau au monde avec plus de 220 000 kilomètres de voie ferrée« 

Quelques éléments pour alimenter la réflexion:

Réseau américain et Suisse (cliquez pour agrandir) :

Amtrack network Réseau CFF

Cartes à la même échelle (la Suisse est coloriée en gris):

USA Suisse

Tout est question d’échelle…

Train américain et suisse :

Amtrak train ICN

…et de performance!

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Le marché des maisons préfabriquées en plein boum: il y a de quoi pleurer!

11 septembre 2007 at 8:23 (Coup de gueule, Suisse)

Super: La première expo permanente de maisons préfabriquées ouvrira ses portes dans le canton d’Argovie fin octobre (Le Temps, 12.09.2007)! L’article du Temps est grand (le sujet mérite-t-il cet intérêt?) et surtout, il met un point d’honneur à relever que les maisons préfabriquées en bois sont écologiques…j’en ai les cheveux qui se dressent sur ma tête!

Quand je me promène dans les rues d’Ann Arbor, je ne peux m’empêcher de noter quelle chance nous avons en Suisse d’avoir des maisons, des vraies, qui ont toutes leurs spécialités et leur histoire. A côté des « mobilehomes-maisons » américains, il n’y a pas de comparaisons possibles. Pourtant, la mode des villas sans caractère est également présente en Suisse et prend malheureusement des proportions toujours plus importantes. Je peux prendre l’exemple de mon petit village (La Sagne) où les trois quarts des habitations sont des fermes neuchâteloises typiques et où, récemment, les villas moches ont fleuri (certainement à cause de la proximité de la ville de La Chaux-de-Fonds). Une nouveau quartier a surgi de nulle part en quelques années et les espaces laissés vierges entre les fermes ont été rempli par de nouvelles bâtisses. Près de chez moi, deux maisons ont vu le jour en deux ans…et j’ai toujours de mal à pourvoir les distinguer l’une de l’autre!

Mais on est encore loin du préfabriqué!

Avec les maisons préfabriquées, on se rapproche dangereusement du modèle américain et surtout, on expose le domaine de l’immobilier à ce phénomène de société qui veut que tout soit jetable. Une maison à 260’000.- en bois a-t-elle des chances de résister 350 ans comme les fermes de mon villages? Et même si vous me direz que cela fait bien longtemps qu’on ne construit plus de tel bâtiment, quel est le poids d’une maison préfabriquée par rapport à une villa en brique sur le long terme?

Le point le plus inquiétant dans l’article du Temps est cette affirmation qu’une maison préfabriquée en bois est plus respectueuse de l’environnement qu’une autre sorte de bâtiment. Oui, le bois n’est pas une ressource fossile, mais il n’est pas non plus une ressource totalement renouvellable vu que s’il est utilisé en trop grande quantité, les forêts qui le produisent n’ont pas le temps de se régénérer. Et peut-être que le fait de pouvoir isoler plus efficacement un bâtiment lorsque sa construction se fait à l’abri des intempéries est vrai, mais de là à parler de bilan énergétique intéressant, j’ai des doutes! Pensez encore une fois à la durée de vie de ces maisons super-isolées! Et d’ailleurs, est-ce que les panneaux solaires sont compris dans le prix? Ces maisons répondent-elles au label Minérgie? De ça, il n’est dit mot…

Pour finir, il fait noter que si le rêve américain (villa, jardin, voiture) s’étend en Europe et que ce n’est pas nouveau, les gouvernements essayent malgré tout d’éviter la catastrophe que l’Amérique du Nord subit de plein fouet: l’étalement urbain dans son sens le plus pure. Pourtant, la prolifération de maisons qui ne coûtent quasiment rien ne va pas dans le sens de la volonté suisse de préserver le sol, objectif inscrit dans la Constitution:

Art. 75 Aménagement du territoire
1 La Confédération fixe les principes applicables à l’aménagement du territoire.
Celui-ci incombe aux cantons et sert une utilisation judicieuse et mesurée du sol et
une occupation rationnelle du territoire.

(Constitution Suisse, 1999)

De plus, l’article nous informe que les parts des maisons préfabriquées sur le marché des habitations familiales s’élèvent actuellement à 18% et que l’objetif fixé par la société exploitante de cette fameuse expo permanente est 25%. On peut espérer qu’il s’agisse des NOUVELLES habitations, sinon la Suisse a déjà bien changé depuis mon départ, mais même dans ce cas, ce chiffre reste ahurissant. La tendance est apparemment plus forte en Suisse-allemande, mais elle est en train de s’étendre en Romandie.

Dans mon monde idéal, les maisons préfabriquées n’existent pas…et j’espère donc que les Suisses sauront reconnaître les qualités de leur habitat construit et qu’il ne reproduiront pas les erreurs américaines!

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Le Patrimoine Mondial de l’UNESCO: Après Lavaux, Le Locle – La Chaux-de-Fonds?

10 septembre 2007 at 9:16 (Culture, Suisse)

Les côteaux de Lavaux se préparent à célébrer leur entrée dans le Patrimoine Mondial de l’UNESCO qui a eu lieu le 28 juin de cette année (Le Temps, le 11.07.2007). C’est l’occasion de rappeler que les villes du Locle et de La Chaux-de-Fonds pourraient bien être le 8ème site suisse à rejoindre les 851 biens qui constituent actuellement la liste de l’UNESCO.

En 2004, les villes ont été présentées sur la liste indicative suisse qui comporte les sites susceptibles d’être inscrits au Patrimoine. C’est l’Office fédéral de la Culture qui est chargée de la rédiger. Nos villes ne sont bien sûr pas seules sur cette liste qui comporte, entre autres, des oeuvres urbaines et architecturales de Le Corbusier, dont la Villa Turque et la Villa Blanche à La Chaux-de-Fonds! Un seul site présenté en 2004 a déjà rejoint le Patrimoine, il s’agit justement de Lavaux.

Mais pourquoi donc les villes de nos Montagnes pourraient entrer dans cette gigantestque institution qu’est le Patrimoine Mondial de L’UNESCO à côté de géants touristiques comme les Pyramides de Guizeh et le Machu Picchu au Péru?

Et bien car contrairement à de nombreuses idées reçues, nos villes renferment un patrimoine urbanistique et culturel tout à fait incomparable pompeusement appelé « urbanisme horloger ». Effectivement, c’est l’horlogerie qui a modelé les deux villes pendant tout le XIXe siècle et une bonne partie du XXe. Les maisons, si typiques des espaces urbains des Montagnes, ont été une réponse au développement rapide de l’industrie horlogère (peu coûteuses et efficaces pour acceuillir la main-d’oeuvre). Si ces dernières ont souvent été considérées comme laides, qui peut encore le penser après les nombreuses rénovations qui ont permis de les remettre considérablement en valeur? De plus, comparez-les une minute aux affreux blocs des autres villes suisses (des cages à lapin, on pourrait dire) ou aux quartiers résidentiels de banlieues qui offrent exactement les même avantages (grande surface d’habitation et jardin) sans inclure la proximité du centre-ville qui simplifie considérablement la vie des habitants du Locle ou de La Chaux-de-Fonds. Il serait temps de cesser de croire que seules les villes médiévales sont belles et d’essayer de comprendre la singularité et la beauté de notre patrimoine, issu de l’industrie, certes, mais qui mérite d’autant plus d’attention. Nos villes sont des espaces extrêmement cohérents et c’est ce qui les rend si spéciales. Ne loupez pas la première journée du patrimoine horloger le 3 Novembre afin de découvrir les secrets de nos cités!

Concernant la suite des événements, les deux villes devraient présenter leur dossier de candidature à Paris à la fin de cette année et la décision tombera dans le courant de 2009. Si les villes sont retenues, il est à prévoir que le tourisme, plutôt inexistant actuellement (et c’est regrettable) pourrait enfin se développer en mettant en avant la richesse culturelle de la région. Si l’UNESCO reconnaît la valeur de notre patrimoine, plus personne ne se risquera à dire que La Chaux-de-Fonds ou Le Locle sont des villes moches!

Allez visiter le très bon site internet de la candidature pour plus d’infos: http://www.urbanisme-horloger.ch

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L’UDC déraille

7 septembre 2007 at 3:18 (Politique, Suisse)

Les mots me manquent:

http://www.zottel-game.ch/

Quand donc les Suissesses et les Suisses se réveilleront et verront à quel point l’UDC peut être un parti dangereux?

Pour encore pimenter le tout, voilà la vidéo (maintenant censurée) de la campagne de l’UDC:

http://blog.neqo.org/?1353-video-udc-censuree

Il paraîtrait que les jeunes acteurs aient été engagés pour jouer dans un film CONTRE la violence et ont donc porté plainte en voyant le résultat. Par chance, la vidéo a été provisoirement censurée.

udcviolence.jpg

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